Quel est mon projet dans cette vigne ?

J’ai démarré ce blog pour parler un peu de mon activité agricole ou du moins en lien avec la terre.  je me rends compte qu’en fait en l’état, ce blog ne permet pas du tout de comprendre quelle est ma démarche dans cette vigne, comment je cultive.  Alors  je vais en parler mais de façon très résumée.

Je cultive donc cette vigne suite à ma volonté de devenir paysan. cette vigne est la première parcelle de terre que j’ai trouvé après mon jardin.

Il y a bien longtemps maintenant, j’ai compris que les méthodes actuelles basées sur l’utilisation de moyens artificiels comme les pesticides, par exemple, est un pis aller. C’est valable dans beaucoup de domaines de notre vie. En fait le problème commence à être assez bien connu maintenant. On peut le prendre sous de nombreux angles, mais au final c’est un peu l’histoire du chien qui se mord la queue. Pour ma part, je suis plutôt pour une agriculture respectueuse du vivant.  Je suis très mal à l’aise avec ce monde ou on semble avoir peut de toute vie que l’on ne contrôle pas. de plus certaines société parviennent à imposer leurs vues, et nous inondent de leurs choix. Ils prétendent avoir des solutions pour chaque problème mais, à y bien regarder,  la plupart du temps, ces solutions ne prennent en compte qu’une partie limité des aspects du problème, comme s’ils isolaient le sujet avec une longue vue. ils sortent ainsi  l’élément observé  de son contexte, ce qui occasionne des « erreurs d’appréciation » grotesques.  On pourrait par exemple évoquer, les insecticides, qui certes éliminent les insectes « parasites », mais aussi tous ceux, qui sont indispensables, par exemple nos amies les abeilles, sans lesquelles, les rendements chutent vraiment par absence de pollinisation, puis dans un second temps, les oiseaux qui parait-il ne trouve plus à manger, et donc délaissent les zones contaminées, et par ailleurs, ne chassent donc plus les insectes dont ils se délectent habituellement au point d’en réguler le nombre. Bref la nature est bien faite. Bien sûr nous pouvons agir dans notre environnement, il ne s’agit pas de ne rester que spectateur, mais je ne crois pas que l’homme soit en mesure de contrôler tout le vivant, en particulier au travers des entreprises capitalistes qui sont basées sur le profit. ET puis, encore, je suis convaincu que ça n’est pas souhaitable.

Bon, je me rends compte que je viens involontairement de repartir dans un discours « bio, pour la protection de l’environnement ».  Ce n’était pas mon objectif, mais c’est ma ligne de conduite. Vous l’aurez compris, je suis résolument pour respecter notre environnement, et la nature.

Je cultive donc cette vigne, le plus naturellement possible pour moi, avec un budget très très limité.  Tout n’est pas parfait, il y a beaucoup de points à améliorer.

Mon problème actuel, et par exemple que je souhaiterai me passer totalement de traitement. Et bien ça semble difficile mais possible.  Il est tard, je n’ai pas envie de développer ce soir, mais je le ferai un autre jour. Pour l’instant j’utilise donc  quand m^me les deux matières qui sont autorisées pour  lutter contre l’oidium et le mildiou, c’est à dire le soufre et le cuivre.  je les utilise le moins possible. En 20017, par exemple, je n’ai pulvérisé que deux fois, ents en début de saison (printemps), avec des doses de soufre et de cuivre très faibles. Le deuxième était au cours du mois de juin, après plus rien, les raisins n’ont donc rien eu du tout.  En fait, c’était facile, il à fait un été merveilleux. Il faut savoir que le mildiou, qui est le problème principal pour la vigne ne peut se développer quand il fait 40°C, ce qui est courant sur un coteau ensoleillé. Donc s’il fait chaud tout va bien.

Par ailleurs, je laisse aussi pousser un couvert végétal naturel qui comprends une multitude de variété de plantes comme du thym, de la sauge, des fraises, de l’herbe, des piloselles, du trèfle, de la vesce etc. ça peut éventuellement contribuer à réduire le risque de prolifération du mildiou sauf si ce couvert vient à envahir la vigne, ce qui peut arriver surtout au printemps, car après il fait trop chaud, et les annuelles sèchent et disparaissent. Ce couvert fait aussi de l’ombrage, il retient la terre, et il contribue aussi à la fertilité du sol, qui reste vivant, il abrite une faune de multiples petites bestioles.

Il y a aussi quelques lapins un lièvre, des oiseaux dont je ne connais pas les noms, au moins un couple de magnifiques lézards verts qui sont effrayants mais très jolis, des scarabées, des papillons très variés, bref ce n’est pas très pro comme inventaire, mais voilà, ça vit.

Tout ça pour dire que j’essaie de faire de mon mieux, et que ça n’est pas facile, mais que c’est beau.

Bon sur ce bonne nuit!

quelques petites fraises

Enfin fini de tailler la vigne…

Enfin fini de tailler la vigne… et d’attacher les baguettes à quelques rangs près. Et ce mon ami Michel qui m’a donné un bon coup de main, notamment pour coucher les baguettes, et fignoler la taille.
J’ai aussi pu tondre à peu près l’ensemble de la vigne.
J’ai même mis 6 sacs de 25 kg de fumier en  » bouchon ». En guise d’engrais c’est un peu faible, la quantité recommandée varie entre 1 et 10 tonnes à l’hectare, mais, je pense que ça peut apporter un plus, en particulier si un quelconque oligo-éléments manquait. Quoiqu’il en soit un peu de matière organique ne peut que faire du bien. ç a stimule toujours la vie du sol, et puis je crois que ça fait assez longtemps qu’il n’y avait pas eu d’apport extérieur sur cette parcelle.

La vigne en 2015

J’ai commencé la culture en 2015. je n’y connaissais rien, ou à peu près.Un des gros travail de la vigne, c’est la taille. J’ai commencé un peu au feeling, j’ai écouté les conseils de mes voisins, et j’ai aussi suivi une petite formation de quelques jours sur la « taille non mutilante ». J’y ai appris les flux de sève, les différents modes de taille, et beaucoup d’autres choses.
Si’ javais une vigne à planter, je la planterai avec l’optique de la faire monter un peu plus haut que ce qui se pratique dans le beaujolais actuellement;
J’ai reçu quelques coups de mains, de personnes rencontrées en diverses occasions;

J’ai eu de la chance, 2015 a été une très bonne année pour la culture de la vigne. Elle nous a offert de l’eau au printemps, beaucoup de chaleur l’été. la vigne n’a pas été malade.

Pendant ce temps, au jardin les lapins grossissent


Le temps des vendanges est venu, nous avons récolté le raisin, avec l’aide de la famille, et de deux amis.
Il n’y en avait pas beaucoup, mais c’est quand m^me du travail. à peine 600 kg là ou on en attend 10 fois plus.

Je n’ai pas d’images de ce moment.
J’ai ensuite vinifié le raisin chez un vigneron bio, qui a eu la gentillesse de me laisser un peu de place, et qui a bien voulu partager avec moi un peu de son savoir-faire.
Celà m’a permis de m’occuper de mon raisin simplement.
j’ai finalement sorti une bouteille de la cuvée au printemps 2016.